Energie bois

Quel bois choisir
Les différentes essences de bois ont des pouvoirs calorifiques différents et elles ne brûlent pas toutes de la même façon; d'une manière générale, donnez votre préférence aux bois durs comme le chêne, le hêtre, le frêne, le charme, les fruitiers : ils produisent de belles flammes et beaucoup de braises qui restent longtemps incandescentes.
Le séchage
Quel que soit le bois choisi, il doit être bien sec (un bois sec contient environ 15% d'eau) ; le bois humide chauffe infiniment moins : une grande partie de l'énergie n'est utilisée que pour évaporer l'eau qu'il contient ; l'aubier c'est ainsi qu'on appelle le bois jeune immédiatement sous l'écorce, il peut contenir jusqu'à 75% d'eau.
De plus, le bois mouillé dégage beaucoup de fumée et peu de flammes et il provoque l’encrassement du foyer, de sa vitre et de la cheminée.
Pour favoriser le séchage, il est important que les gros rondins soient fendus ; le bois sera couvert ou abrité de la pluie, mais bien ventilé. En général, il faut compter deux années de séchage.
Avec l'expérience, vous apprécierez le séchage en soupesant les bûches : plus elles sont sèches, plus elles sont légères et plus elles produisent un son clair quand on les cogne l'une contre l'autre.
A proscrire
Les bois qui ont subi des traitements chimiques, traverses de chemin de fer, agglomérés qui encrassent rapidement les appareils et les cheminées et peuvent produire des émanations toxiques.
Le hêtre (1)
Un bois de chauffage à recommander : il a un pouvoir calorifique élevé, il sèche vite et on en trouve facilement. Il doit être stocké sous abri immédiatement après avoir été débité et refendu, sinon il pourrit très vite et perd rapidement de son pouvoir calorifique.
Le chêne (2)
C'est un excellent combustible, mais il doit contrairement aux autres bois rester non couvert pendant deux ans pour que la pluie le débarrasse des tanins qu'il contient ; ensuite, on l'entreposera sous abri encore un an ou deux avant de le brûler. Dans les petites branches, la proportion d'aubier (qui brûle trop vite) est importante.
Le charme (3), le frêne, les fruitiers
Excellents combustibles, mais rares.
le merisier (4)
Le bouleau (5)
C'est un feuillu à bois tendre. Il a un pouvoir calorifique très élevé mais brûle vite : on l'utilisera pour (re)lancer le feu. Les autres feuillus tendres Le tilleul, le saule, le marronnier, le peuplier brûlent mal et chauffent peu.
Les résineux
Ils dégagent beaucoup de chaleur, mais ils se consument rapidement ; ils projettent des braises et les résines qu'ils contiennent encrassent les cheminées. À éviter.